"Je souhaite qu'on aille de l'avant"


par Hélène Morlet |  6 de Março de 2015

Haya à Nazareth

Haya est une arabe israélienne de Nazareth. Elle vient d’y rentrer après avoir étudié en Jordanie, et trouve qu’il est difficile de se réhabituer.


Haya est une arabe israélienne de Nazareth. Elle vient d’y rentrer après avoir étudié en Jordanie, et trouve qu’il est difficile de se réhabituer.

Quels sont tes hobbies, comment occupes-tu ton temps libre ?

En ce moment j’ai beaucoup de temps libre puisque je viens de terminer mes études de pharmacie à l’Université de Sciences et Technologie en Jordanie. J’ai réussi en décembre l’examen israélien qui permet de pouvoir exercer, donc je suis officiellement pharmacienne ! Mais je cherche un emploi. Je pense que j’irai travailler à Tel Aviv, car il y a plus d’opportunités.

Sinon, je fais du shopping, je vois mes amis…

Lorsque je suis arrivée en Jordanie au début de mes études, c’était dur, je pleurais beaucoup. Je pense que j’étais pourrie gâtée. Mais après c’était plus facile. Maintenant c’est difficile de vivre ici, d’être comprise, de se réhabituer. Je rentrais voir ma famille une fois par mois ou une fois tous les deux mois.

Qui sont tes amis ici ? Sont-ils plutôt semblables ou différents de toi ?

J’ai des amis jordaniens, avec qui je reste en contact grâce à Facebook ou Whats’app. J’ai des amis de Nazareth qui ont étudié avec moi en Jordanie et qui sont rentrés en même temps que moi. On aimerait bien travailler ensemble dans le futur. Les critères religieux ou politiques n’entrent pas en compte dans le choix de mes amis. D’ailleurs peu d’entre eux croient que je suis musulmane ! Je crois en Dieu mais c’est peut être parce que je peux faire confiance autant à des juifs qu’à des chrétiens ou des musulmans.

De prime abord en Jordanie ils nous détestent, nous les Arabes de 1948, qui avons maintenant la nationalité israélienne. Ils disent que nous ne sommes pas des Arabes. Après un moment je me suis fait des amis et ils ont pu apprendre à nous connaître. Mais leur vie en Jordanie est beaucoup plus simple que la nôtre, arabes israéliens.

T’intéresses-tu à l’actualité du pays, suis-tu les informations en général ?

La politique ne m’intéresse pas, ça me donne des migraines ! Je ne m’intéresse pas du tout à ce qui se passe, ce qui fait qu’il y a plein de choses que je ne sais pas. Par contre je me tiens informée des actualités scientifiques.

Haya, parle nous des membres de ta famille.

J’ai seulement un frère de 20 ans. Mes parents travaillent tous les deux. Je passe beaucoup de temps avec ma mère, on fait du shopping, on discute. Mon frère étudie à Jérusalem, et comme avant j’étais en Jordanie, cela fait longtemps que je n’ai pas vécu au même endroit que lui. Le dimanche on passe du temps en famille.

As-tu une religion ? Quelle place prend-elle dans ta vie quotidienne ?

Je suis musulmane. J’ai confiance en ma religion mais je n’en suis pas très proche. Je ne pratique pas vraiment, seulement pour les grandes fêtes, pour Ramadan. J’ai une partie de ma famille en Allemagne car mon oncle est diplomate mais sinon le reste de mes cousins, oncles et tantes, habitent ici.

Quels sont tes projets sur le plan personnel et professionnel ?

Je voudrais compléter mes études en faisant un master, à Haïfa peut-être. J’ai déjà étudié 5 ans en Jordanie, et ce serait 2 ans de plus, pendant lesquels je travaillerai en même temps.

J’aimerais me marier un jour, mais pas pour l’instant.

Que souhaites-tu à ce pays dans lequel tu habites ?

De vivre en sécurité. Je souhaite qu'il y ait une plus grande ouverture d'esprit et que l'on aille de l'avant.

---

Fiche d'identité :

Haya a 24 ans, elle vient de finir ses études de pharmacie en Jordanie et cherche du travail en Israël.

Oliveira Badawi, uma árvore com uma história milenar

Nas últimas décadas, Walajeh, pequena aldeia da Cisjordânia localizada ao sul de Jerusalém, na estrada que conduz a Belém, está passando por muitas mudanças devido à instabilidade geopolítica na região. Só esta oliveira parece ter preservado a sua existência inalterada por centenas, ou talvez milhares de anos.

A Gruta dos Sete Dormentes

Na Jordânia, um pouco a sueste de Amã, encontra-se Al Raqim. Na parede lateral deste outeiro suave situa-se uma antiga sepultura bizantina que se tornou um santuário islâmico. Este local celebra a fé incorruptível no único Deus e tem como referência uma antiga narrativa cristã, retomada em seguida pelo Alcorão. Trata-se da história dos Sete Dormentes. Vamos contá-la a vocês.

As árvores que fazem a história de Jerusalém

Símbolos de uma vida doada por Deus Criador, na Bíblia são citadas 22 espécies de árvores. Em Jerusalém, as árvores antigas são testemunhas da Escritura e algumas delas foram catalogadas pela associação israelense Keren Kayemeth LeIsrael - Fundo Nacional Hebraico. Pensemos nas oliveiras do Getsêmani. Mas há também outras árvores em lugares significativos da cidade.

Inauguração do Magdala Center

"Deus nos convida a sonhar grande. Assim nasceu o projeto de Magdala Center, como um sonho que Deus quís abençoar." Estas são as palavras do Padre Juan Maria Solana. Em 28 de maio, foi inaugurado o parque Arqueológico de Magdala com a dedicação do Centro de Espiritualidade "Duc in Altum". Um dia de grande alegria.