Letture

"Ici, je peux vivre librement mon judaïsme"


par Marie Marine Le Vaillant |  26 giugno 2014

Emmanuel revêtant son châle de prière le jour de son mariage ©DR

Issu d’une famille juive, Emmanuel a toujours été très pratiquant. C’est pour se rapprocher encore plus de sa culture et de sa religion que le jeune homme a quitté sa ville natale de Marseille il y a 7 ans, a l’âge de 19 ans, pour suivre un programme d’intégration en Israël. Il s’est ensuite engagé dans l’armée comme volontaire, “un devoir en tant que juif” selon lui… Aujourd’hui, il a décidé de se consacrer à sa passion pour l’informatique et gère son propre cyber café à Jérusalem.


Issu d’une famille juive, Emmanuel a toujours été très pratiquant. C’est pour se rapprocher encore plus de sa culture et de sa religion que le jeune homme a quitté sa ville natale de Marseille il y a 7 ans, a l’âge de 19 ans, pour suivre un programme d’intégration en Israël. Il s’est ensuite engagé dans l’armée comme volontaire, “un devoir en tant que juif” selon lui… Aujourd’hui, il a décidé de se consacrer à sa passion pour l’informatique et gère son propre cyber café à Jérusalem.

Emmanuel, quels sont tes hobbies ? Comment occupes-tu ton temps libre ?

Étant donné que je viens d’ouvrir ma propre entreprise, je consacre mes journées à tout mettre en œuvre pour faire marcher le projet. Mon cyber café est encore en période d’ouverture, entre les travaux, les employés, les clients… Je travaille parfois plus de 70 heures par semaine, mais j’aime ce que je fais. Le week-end, je m’accorde toutefois un peu de repos durant lequel je passe du temps avec mes amis et avec ma femme.

Et ces amis, qui sont-ils ? Et trouves-tu qu’ils te ressemblent, ou au contraire, ressens-tu des différences entre vous ?

Lorsque je suis venu en Israël, il y a 7 ans, dans le but de suivre un programme d’intégration pour jeunes juifs, je suis parti avec mes meilleurs amis de France. Cela a énormément  renforcé nos liens. Aujourd’hui, la plupart sont restés et nous sommes comme des frères. Certains ont même des enfants qui m’appellent « Tonton » ! Comme nous sommes tous juifs pratiquants, nous partageons chaque vendredi le Shabbat. Mais nous sortons aussi ensemble en semaine, ou nous allons jouer au football…

T’intéresses-tu à l’actualité ? Quels sujets te préoccupent le plus en ce moment ?

Je me tiens un minimum informé de ce qui se passe dans mon pays et dans le monde, mais je ne suis pas un grand fan d’actualité. J’ai l’impression que de plus, elle n’est bonne que lorsqu’elle est catastrophique, et je n’ai aucune envie de voir un film d’horreur lorsque j’ouvre un journal. Certes, le monde n’est pas rose mais les journalistes auraient tout à gagner en traitant les informations sous un angle un peu plus positif.

Tu es juif pratiquant, quelle place prend la religion dans ta vie ?

En effet, je suis très pratiquant, et ce depuis toujours. Mon père était très croyant. Il est décédé lorsque j’étais enfant. Pour respecter sa volonté, ma mère nous a donné une éducation très religieuse à mes frères et a moi, bien qu’elle ne le soit pas elle-même très pratiquante. Ici, en Israël, et surtout à Jérusalem, je ne suis pas considéré comme un grand religieux dans la mesure où je suis ouvert. Mais la religion, c’est toute ma vie. Je commence ma journée par la prière, je vérifie que tout ce que je mange est Kasher, je porte la Kippa… C’est très important pour moi.

Maintenant, parles-nous des membres de ta famille. Que partages-tu avec eux ?

Ma famille vit toujours en France. Depuis que je suis parti, je me suis beaucoup rapproché de ma mère, paradoxalement. Nous nous téléphonons chaque matin en allant au travail pour nous raconter notre journée de la veille. Je parle plus rarement avec mes frères car ils sont très pris par leurs études, mais grâce aux réseaux sociaux, nous nous donnons régulièrement des nouvelles.

Quels sont tes projets pour les prochaines années ?

Je souhaite rester vivre en Israël, et mon rêve serait de parvenir à y faire venir ma famille. Ici, j’ai vraiment réussi à vivre librement mon judaïsme, ce qui ne m’était pas toujours possible en France. A Marseille je n’osais pas toujours porter ma Kippa ou mon étoile de David, de peur d’être jugé… En tant que juif, en Israël, je me sens vraiment chez moi et j’aimerais que ma famille puisse enfin connaitre cela. Notamment l’un de mes frères qui est très religieux.

Pour finir et en quelques mots, que souhaites-tu à ton pays ?

J’aimerais que bientôt, l’existence d’un État juif soit reconnue par tous et que nous puissions enfin vivre en paix. Il faudrait que tous les juifs issus de la diaspora n’aient plus peur de se sentir chez eux en Israël. 

--------

Fiche d'identité

Emmanuel est un jeune juif franco-isaélien de 26 ans qui vit en Israël depuis maintenant 7 ans. Passionné d’informatique, il a ouvert il y a peu son propre cyber café à Jérusalem. Bien qu’il consacre la majeure partie de sa vie à ce projet, il a trouvé le temps d’épouser une jeune femme juive française cet été, et dit profiter pleinement de sa vie chaque jour.

Il corridoio della dignità

Attraverso la vicenda personale di Badheea, profuga siriana in Libano, e ora in Italia, il consigliere provinciale di Trento, Mattia Civico, racconta l'esperienza dei corridoi umanitari.

Un atlante dell'Olocausto

Con le mappe e i grafici della cartografa Mélanie Marie e la capacità di sintesi di Georges Bensoussan, questo libro si offre come uno strumento assai utile quale originale introduzione al tema della Shoah.

Europa, 14 secoli di incontro e scontro con l'Islam

In questo saggio Massimo Campanini offre uno studio comparato fra cristianesimo e Islam, oggi assai necessario e utile a chiunque non si accontenti dei luoghi comuni sul presunto “scontro di civiltà”.

L'Ultima Cena, prima di una lunga serie

Il libro del biblista Romano Penna prende le mosse dall’Ultima Cena di Gesù di Nazaret con i dodici apostoli, esaminandone i risvolti storici e quelli ideali. L’Ultima Cena fu in realtà la prima di una serie interminabile.

Una storia di naufraghi

Ambientato poco fuori Marsiglia, il film La casa sul mare induce a riflettere su temi importanti. La vita dei protagonisti, europei in crisi, ritrova luce nell'incontro con tre bambini immigrati.

La musica contro

Un pianista siriano, divenuto un simbolo per avere suonato fra le macerie presso Damasco, racconta la sua vita di vittima in fuga, la musica, il dramma della guerra.

Musica dai lager, un concerto a Gerusalemme

In Israele a metà aprile risuoneranno brani musicali composti nei campi di concentramento nazisti. Conservati nella memoria dei sopravvissuti, sono stati raccolti da un musicista italiano.

In Terra Santa coi francescani

Recarsi in Terra Santa è toccare con mano i luoghi in cui il Verbo di Dio è entrato nell'esperienza umana in Gesù di Nazaret. I frati minori della Custodia promuovono i pellegrinaggi con l'apposito Ufficio di Roma.