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Le tombeau du Christ créerait des perturbations magnétiques


par Marie-Armelle Beaulieu |  30 octobre 2016

Entre l'actuelle dalle de marbre (à droite), et celle grise (à gauche) du Moyen-Age ( ?), on distingue - partiellement dans l'ombre- le rocher naturel tenu pour être le lit funéraire où reposa le corps de Jésus. ©Mab/CTS

Depuis l’ouverture du tombeau du Christ durant trois jours, les rumeurs circulent dans la ville selon laquelle une « odeur suave » aurait émané du lit funéraire...


(Jérusalem) - Mercredi 26 octobre, les équipes travaillant à la restauration de l’édicule construit à l’emplacement du tombeau de Jésus ont ouvert la banquette de marbre supposée protéger le lit funéraire sur lequel avait été allongé le corps mort du Christ.

L’événement, survenait pour la seconde fois en près de 500 ans. Pour l’occasion étaient présents les chefs des Eglises, quelques religieux et de très rares invités. En tout une cinquantaine de personnes, réunies dans la basilique portes closes. Mais la presse n’était pas absente puisque les caméras et appareils photo du National Geographic  ont couvert l’ensemble des travaux. Le site de la Custodie a publié une relation de ces moments.

Dès le lendemain matin, jeudi 27, les rumeurs courraient dans la ville selon laquelle à l’ouverture une odeur suave aurait envahi l’espace confiné. Ce ne serait pas la première fois dans l’histoire de l’Eglise que le phénomène arriverait. Il est survenu à plusieurs reprises quand, lors de procès en canonisation, on procède à l’ouverture des cercueils de candidats à la sainteté. Mais cette rumeur ressemble surtout aux témoignages du XIXe quand, lors des travaux en vue de la construction de l’édicule actuel, l’architecte Nikolaos Komnenos procéda à une ouverture partielle du même tombeau le 19 novembre 1809. Le chroniqueur de l’époque Maximos Simaios parle en grec: « d’une ineffable fragrance ».

Plus surprenant, l’information non confirmée encore, bien qu’entendue d’une personne proche de l’équipe scientifique, selon laquelle à l’approche du lit funéraire une fois découvert un ou des instruments de mesure auraient montré les signes d’une « perturbation du champ magnétique ».

La dalle de marbre sous laquelle on savait devoir trouver le lit funéraire de Jésus a été déplacée mercredi vers 20h00 et close de nouveau dans la nuit de vendredi à samedi pour rendre le tombeau au culte. Dans l’intervalle, les scientifiques ont procédé à divers mesures et prélèvements. Puis les ingénieurs et ouvriers ont procédé aux opérations nécessaires à la conservation de la roche originelle. Le détail de ces opérations n’est pas connu à ce jour , ni non plus le type de recherches qui seront menées sur les prélèvements effectués.

La question reste  entière de savoir ce que l’on pouvait encore trouver, notamment après l’ouverture de 1555 qui relate sous la plume du Custode de Terre Sainte Boniface de Raguse : « Au centre du saint lieu se trouvait un morceau de bois qui y avait été placé et enveloppé dans un linge précieux : à peine nous le primes en main avec beaucoup de dévotion et l’embrassâmes, au contact de l’air, le linge se consuma complètement laissant seulement subsister un certain nombre de fils d’or. Ajoutés à ce bois, se trouvaient quelques inscriptions, mais tellement consumées par le temps que l’on n’en tira pas une phrase complète même si au début d’un parchemin, on put lire, en lettres latines majuscules : Helena Magni... » 

Les frères ont-ils à l’époque tout nettoyé ? Et dans l’hypothèse où on aurait trouvé quelque chose, en vue de quelles analyses ? Susceptibles de révéler quoi ?

Le mystère reste entier tant que les scientifiques n’auront pas donné des conclusions publiques. Le patriarche Théophilos sous l’égide de qui se déroulent  les travaux avait au début du chantier semblé opposer une fin de non-recevoir à la démarche archéologique. « Ce n'est pas un monument archéologique. Ces pierres ne sont pas de simples pierres », disait-il dans une interview .

On imagine mal pourtant que les différent départements scientifiques de l’Université technologique d’Athènes investis dans l’entreprise renoncent à faire leur travail jusqu’au bout. Et on imagine mal que le National Geographic qui est partenaire pour la documentation des travaux se contente de belles images sans explications satisfaisantes sur la nature des recherches.

Il va donc falloir patienter.

Lire aussi :

Sur le site de la Custodie: Le tombeau du Christ bientôt restauré

J’ai vu le tombeau du Christ vivant, publié le 29 octobre 2016

Sur Terrasanta.net Le tombeau du Christ bientôt restauré annonce la Custodie

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